Emploi : Les éléments à connaitre sur la période d’essai
En cette période de vaches maigres, il n’est pas évident de trouver un emploi. Ceux qui ont eu la chance d’en trouver un, doivent généralement effectuer une période d’essai avant d’obtenir l’embauche définitive. Cette période d’essai est définie dans le cadre du contrat de travail et doit être validée par les deux parties, à savoir, l’employeur et le salarié.
Définition d’une période d’essai
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la période d’essai n’est pas obligatoire lors d’un recrutement. Comme je le disais précédemment, si elle est mise en place, elle doit apparaître dans le contrat de travail et signée par les deux parties. Ce contrat précise également la durée et les conditions du renouvellement de cette période.Elle représente la première phase de l’embauche et permet de vérifier que les attentes de l’employeur et du salarié sont bien atteintes.
La durée de la période d’essai est variable
La durée de la période d’essai varie suivant plusieurs critères : volonté de l’employeur, volonté du salarié, confiance de l’employeur dans son salarié, convention collective de la société, etc. Cependant, la loi fixe une durée maximale en fonction de la qualification de la personne recrutée :
- deux mois pour les ouvriers et employés,
- trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens,
- quatre mois pour les cadres.
Il ne faut pas oublier que cette période d’essai est définie comme une période de travail effective de la part du salarié. Si ce dernier s’absente durant 3 jours, sa période d’essai sera naturellement prolongée de 3 jours.
L’intérêt d’une période d’essai
L’intérêt d’une période d’essai est de confirmer que les deux parties (employeur et salarié) sont bien en accord pour continuer à travailler ensemble. A cela je rajoute qu’en France, les salariés sont protégés par le droit du travail. Une société ne peut pas licencier à sa guise. Il est donc difficile pour elle de se séparer des personnes qui s’avèreraient incompétentes. Dans ce contexte, les sociétés qui recrutent, surtout pour des CDI, mettent en place une période d’essai renouvelable pour s’assurer des compétences de la personne qui sera recrutée définitivement.
Le renouvellement d’une période d’essai
Comme je le disais précédemment, toutes les conditions concernant la période d’essai doivent apparaître dans le contrat de travail. Il en est donc de même pour le renouvellement de la période d’essai. Afin d’effectuer le renouvellement de la période d’essai, l’employeur doit en faire part au salarié par lettre. Le salarié doit l’accepter par écrit. Si l’employeur ne notifie pas le salarié de la rupture de la période d’essai ou de son renouvellement, le salarié est donc par défaut définitivement engagé dans la société.
Dans le cas d’un renouvellement ou d’une prolongation, la durée maximale d’une période d’essai est aussi fixée par la loi comme suit :
- quatre mois pour les ouvriers et employés,
- six mois pour les agents de maîtrise et les techniciens,
- huit mois pour les cadres.
La rupture d’une période d’essai
Une période d’essai peut être interrompue à n’importe quel moment par les deux parties sans motif ni procédure. Cependant quand la rupture est à l’initiative de l’employeur, le salarié doit être prévenu dans un délai égal au moins à :
- 24 heures en cas de présence inférieure à huit jours,
- 48 heures entre huit jours et un mois de présence,
- deux semaines après un mois de présence,
- un mois après trois mois de présence.
Quand il s’agit d’une rupture par le salarié, ce dernier se doit de respecter un délai de prévenance de 48 heures.
Pour finir, changer actuellement de société peut-être assez périlleux, car il s’agit de repasser une période d’essai et rien ne dit que l’employeur te conservera avec un contexte économique actuel assez difficile. Pour tous ceux qui pensent changer de société, réfléchissez-y bien. Prenez bien conscience de vos droits et évitez tout abus sur votre période d’essai de la part de votre employeur.